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  • : Aller à l'essence de ce qui fait fonctionner la vie et le monde, duquel on ne voit, tel un iceberg, que la partie visible, la partie la plus infime. Christophe - Naturopthe (santé intestinale - Paris) 06 58 89 82 99 cetienne8 (at) yahoo.fr
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22 février 2006 3 22 /02 /février /2006 17:48

Voici un texte de Jeremy Narby, l'anthrologue suisse qui intrigue les scientifiques du monde entier en étant allé expérimenter les transes des chamanes de l'Amazonie péruvienne, et a par la suite écrit un ouvrage très rigoureux à partir des expériences bouleversantes qu'il a eu ainsi que de longues recherches, et qui pose des questions essentielles quant à la biogénétique moderne.

  Et si telles d'innombrables petites kundalinis se cachant au coeur même de notre corps, dans le noyau de chacune de nos cellules, les brins spiralés d'ADN étaient les gardiens de toute la connaissance de la création vivante depuis l'origine, voir même depuis le premier quartz apparu dans l'Univers ?

   

Sur la piste du serpent  

par Jeremy Narby

Ce texte est paru dans Le Temps stratégique No 73, décembre 1996.

Se pourrait-il que les chamanes d'Amazonie dans leurs hallucinations "voient" la double hélice (le double serpent) de l'ADN, cette molécule commune à tous les êtres vivants, et accèdent ainsi aux secrets les plus intimes de la Nature?

Jeremy Narby, docteur en anthropologie de l'Université de Stanford (États-Unis), qui vit en Suisse, a séjourné chez les Indiens Ashaninca d'Amazonie péruvienne de 1984 à 1986. Il a écrit Le serpent cosmique, l'ADN et les origines du savoir (Genève, Georg, 1995), Amazonie: l'espoir est indien (Paris, Favre, 1990) et, avec John Beauclerk et Janet Townsend, Indigenous peoples: a fielguide for development (Oxford, OXFAM, 1988). Il est actuellement responsable de projets amazoniens pour l'organisation d'entraide Nouvelle Planète, basée à 1042 Assens, en Suisse.

Le motocarro , une espèce de pousse-pousse motorisé, file dans les rues d'Iquitos: l'air me rafraîchit le visage. Mais à chaque feu rouge, la chaleur me rattrape, et le tourbillon des autres motocarros m'assourdit.

J'ai promis à des indigènes de l'Amazonie péruvienne, Aguaruna, Shipibo, Bora, une dizaine de peuples en tout, qui suivent à Iquitos une formation destinée à leur permettre d'enseigner à la fois leur propre culture et le savoir occidental, d'aller leur parler.

Un an plus tôt, en juillet 1995, j'avais en effet évoqué devant eux une hypothèse surprenante. Je leur avais dit qu'à mon sens il existe une relation entre les serpents entrelacés que perçoivent les chamanes amazoniens dans leurs visions, et la double hélice de l'ADN aujourd'hui familière aux biologistes moléculaires.

Ils aimeraient savoir où en sont mes recherches.

Mais que puis-je leur dire?

Tandis que le motocarro fend l'air nocturne, je regarde Iquitos défiler dans le flou brûlant, avec ses vendeurs de rue, ses restaurants chinois, ses vapeurs de gas-oil.

Je me dis que le mieux est, après tout, de leur raconter l'histoire en entier, depuis le début.

Les choses avaient commencé onze ans plus tôt. Je venais d'arriver à Quirishari, dans la vallée du Pichis, en Amazonie péruvienne, dans l'intention d'étudier la manière dont les Indiens Ashaninca utilisent leurs ressources naturelles, une recherche de terrain qui devait durer deux ans et me conduire à un doctorat en anthropologie de l'Université de Stanford.

Pour me familiariser avec la vie des habitants du village, je me mis à les accompagner dans leurs activités, en forêt notamment. Au cours de ces balades sylvestres, je leur posais souvent des questions sur les plantes que nous rencontrions. Je me rendis compte très tôt qu'ils maîtrisaient un savoir botanique littéralement encyclopédique. Ils savaient tout des plantes qui accélèrent la cicatrisation, guérissent de la diarrhée, soignent le mal de dos, neutralisent le venin de tel ou tel serpent. Chaque fois que l'occasion s'en présentait, j'essayais moi-même ces remèdes, vérifiant empiriquement que ce que mes consultants indigènes disaient était exact. Inévitablement, j'en vins à leur demander comment ils avaient appris ce qu'ils savaient.

Ils me répondirent, d'une manière qui me parut fort énigmatique, que leur savoir leur venait des plantes elles-mêmes, que les chamanes, après avoir bu une mixture hallucinogène, parlaient, au sein de leurs visions, avec les essences animées ou esprits des plantes, qui sont les mêmes pour tous les êtres vivants, et en obtenaient de l'information.

Ils ajoutaient que la nature est intelligente et parle un langage visuel, non seulement au travers d'hallucinations et de rêves, mais aussi de signes concrets quotidiens. C'est ainsi, par exemple, disaient-ils, que la plante qui à la base de ses feuilles possède deux crochets blancs similaires à ceux du serpent "fer-de-lance", guérit de la morsure de ce dernier. "Regarde la forme, me disaient-ils. C'est le signe que la nature nous donne". Comme si une même intelligence animait le buisson et le reptile.

Il va sans dire que je me refusais à prendre leurs déclarations au pied de la lettre. J'avais une formation universitaire et m'estimais capable de distinguer ce qui est réel de ce qui ne l'est pas. Ces Indiens des forêts pouvaient me dire tout ce qu'ils voulaient, ils ne réussiraient pas à me convaincre qu'ils avaient appris la botanique en dialoguant, au cours de leurs hallucinations, avec je ne sais quelle intelligence cachée dans la nature. D'ailleurs, il ne pouvait y avoir aucune information vérifiable dans les hallucinations: après tout, confondre hallucinations et réalité s'appelle psychose...

En outre, mes recherches de doctorat sur l'utilisation que les Ashaninca font de leurs ressources naturelles n'étaient pas neutres. A cette époque en effet, c'était au début des années 1980, de grands organismes internationaux comme la Banque Mondiale rêvaient de "développer" l'Amazonie péruvienne à coups de centaines de millions de dollars. A cette fin, ils tentaient d'obtenir que les territoires des collectivités indigènes de la région soient juridiquement attribués à des colons individuels, venant de la partie non-amazonienne du pays, animés d'une mentalité de "marché", dans l'espoir qu'ils se mettraient alors à ,"développer la jungle", c'est-à-dire à la déboiser pour la transformer en pâturages pour le bétail. Une expropriation justifiée, affirmaient-ils, puisque les Indiens sont incapables d'utiliser rationnellement leurs ressources naturelles. Je voulais, à travers mes recherches, démontrer le contraire et avais donc le sentiment qu'en mettant en exergue l'origine prétendument hallucinatoire du savoir écologique des Ashaninca, j'affaiblirais mon argument.

Un soir, pourtant, après quatre mois de terrain, alors que je discutais avec quelques Indiens devant le maison en buvant de la bière de manioc, que je faisais l'éloge de leur savoir botanique et leur posais une fois de plus la question: "Mais comment avez-vous appris tout cela?", Ruperto me répondit: "Vous savez, frère Jeremy, si vous voulez vraiment le comprendre, vous devez boire de l'
ayahuasca" -une mixture hallucinogène, qu'il compara à une "télévision de la forêt", ajoutant: "Si vous voulez, je peux vous montrer ça, à l'occasion". La curiosité me poussa à accepter, d'autant plus volontiers d'ailleurs que Ruperto avait suivi une formation complète d'ayahuasquero et semblait connaître son sujet.


Une nuit, plusieurs semaines plus tard, nous nous sommes donc retrouvés pour boire à quelques-uns de l'ayahuasca, assis sur la plate-forme d'une maison tranquille. L'expérience qui s'en suivit ébranla ma vision de la réalité.

 

 

Pablo Amaringo
Peinture de Pablo Amaringo

 

J'avalai le liquide amer, et presque aussitôt fus pris de nausées. Ruperto se mit alors à chanter des mélodies d'une beauté saisissante. Des images commencèrent à inonder ma tête. Je me retrouvai entouré de serpents énormes, aux couleurs vives et fluorescentes. J'étais terrifié. Les serpents, qui paraissaient plus vrais que nature, m'expliquèrent sans mots que je n'étais qu'un être humain. Je me rendis compte qu'ils disaient profondément vrai, et que ma compréhension habituelle et rationnelle de la réalité avait des limites -à preuve l'incapacité dans laquelle je me trouvais de saisir ce que mes yeux étaient en train de voir. Je m'étais toujours considéré capable de tout comprendre, mais, là, tout à coup, l'arrogance de cette prétention me submergea. Puis je me mis à vomir des couleurs et quittai mon corps pour voler au-dessus de la Terre. Je vis également des images défiler à une vitesse ahurissante, par exemple les nervures d'une main humaine alternant avec les nervures d'une feuille végétale. Les visions défilaient sans relâche, je ne pouvais les retenir toutes. Peu après minuit, elles s'estompèrent, et je m'endormis.

Le lendemain, j'eus, pour la première fois de ma vie, le sentiment d'appartenir intégralement à la nature. J'allai me promener au bord de la rivière. La végétation scintillait au soleil. Je regardai les veines de ma main et vis qu'elles étaient aussi belles que celles d'une feuille.

L'expérience était troublante, parce qu'elle confirmait les dires des Ashaninca, à savoir qu'il est possible d'apprendre des choses dans la sphère hallucinatoire des ayahuasqueros. Et puis, qui étaient ces serpents qui semblaient si bien connaître les humains?

J'étais jeune alors et craignis que mes collègues ne me prennent point au sérieux. Je renonçai donc à creuser la question et évitai soigneusement de la mentionner dans mes recherches . Fin 1986, je regagnai la Suisse pour rédiger ma thèse; deux ans plus tard, j'obtenais le titre de docteur en anthropologie.

En 1989, je commençai à travailler pour
Nouvelle Planète, une organisation non-gouvernementale qui s'efforce d'aider les populations locales sur le terrain. Je me mis à sillonner le bassin amazonien afin d'enregistrer les projets d'organisations indigènes anxieuses de démarquer et de titulariser leurs territoires, et à parcourir l'Europe afin de récolter des fonds pour les y aider. Ce travail m'occupa à plein pendant quatre années. J'étais heureux que ma formation d'anthropologue puisse être utile à ceux qui m'avaient servi de sujets d'étude. Je donnais des conférences pour expliquer qu'il est écologiquement sensé de démarquer les territoires des peuples indigènes de la forêt amazonienne, et que leurs techniques agricoles, fondées sur la polyculture et le déboisement de petites surfaces, sont parfaitement rationnelles.

Mais plus je discourais, et plus j'étais conscient de taire certaines choses, en particulier que les Indiens affirment tenir leur savoir botanique d'hallucinations provoquées par l'ingestion d'une décoction de plantes.

En juin 1992, j'assistai au Sommet de la Terre de Rio. Les gouvernements participant à cette méga-conférence sur le développement et l'environnement manifestèrent formellement leur intention de prendre en considération les peuples indigènes et leurs connaissances spécifiques. Subitement, tout le monde s'était en effet mis à parler du savoir écologique des peuples indigènes -sans que personne d'ailleurs ne mentionne jamais l'origine éventuellement hallucinatoire de ce savoir. Je me sentis donc le devoir de reprendre cette question qui, me dis-je, ne manquerait pas de surgir si, un jour, le dialogue avec les peuples indigènes se nouait vraiment. Et puis j'avais, je l'avoue, une autre motivation, personnelle: je voulais éclaircir la question de l'identité des serpents aperçus dans mes hallucinations, à Quirishari, sept ans plus tôt.

Je me lançai sur la piste du serpent de manière tout à fait délibérée cette fois-ci.

Douze mois après la conférence de Rio, je décidai même de mener une enquête suffisamment approfondie sur l'énigme du savoir hallucinatoire amazonien pour en tirer la matière d'un livre, que j'intitulai provisoirement Hallucinations écologiques. Le directeur de l'organisation qui m'emploie me donna son accord, ajoutant même: "Prends ton temps." J'étais prêt à entamer mes recherches.

Mais par où devais-je commencer?

Ma réaction instinctive eût été de retourner en Amazonie péruvienne pour y vivre quelque temps encore avec des ayahuasqueros . Mais ma vie avait changé. Je n'étais plus un jeune anthropologue sans attache, mais un père de famille avec deux enfants en bas âge. Mon enquête allait donc devoir se centrer autour de mon bureau villageois en Suisse et de la bibliothèque universitaire la plus proche.

Je commençai par me plonger dans la littérature anthropologique sur le chamanisme. Je lus pendant des mois et pris des centaines de pages de notes catégorisées. Ce travail me fit apparaître qu'à travers l'immensité de l'Amazonie occidentale, des dizaines de peuples indigènes utilisent l'ayahuasca et affirment qu'il est la source de leur savoir botanique. Les anthropologues ont souvent signalé leurs propos, mais n'y ont jamais vu cependant que des métaphores, tant ils étaient convaincus que les Indiens ne pouvaient avoir acquis leur savoir botanique que par expérimentation aléatoire.

Or, il suffit de considérer les recettes de certaines mixtures indigènes, le curare par exemple, pour se rendre compte que pareille explication est insuffisante. On sait que ce poison, d'origine amazonienne, a révolutionné la médecine moderne, du jour où, dans les années 1940, les scientifiques ont découvert qu'il paralyse tous les muscles, y compris ceux de la respiration, et facilite donc grandement la chirurgie des organes vitaux. Il existe dans le bassin amazonien quarante sortes de curare, élaborés à partir de quelque soixante-dix espèces végétales différentes. Pour fabriquer le curare qu'utilise la médecine moderne, il faut combiner plusieurs plantes et les cuire dans de l'eau pendant soixante-douze heures, en évitant de respirer les vapeurs parfumées mais mortelles qu'elles dégagent. Le produit de cette cuisson est une pâte concentrée, active seulement par voie sous-cutanée: si on l'avale ou si on l'étale sur la peau, ses effets sont anodins. Il est difficile de comprendre comment quelqu'un aurait pu tomber sur une recette aussi compliquée en expérimentant au hasard -surtout si l'on considère qu'il existe dans la forêt amazonienne 80 000 espèces de plantes au moins.

Après avoir examiné de façon relativement détaillée les données ethnographiques, botaniques et neurologiques, j'en vins à considérer la possibilité que les chamanes amazoniens accèdent réellement à de l'information dans leurs hallucinations. S'il en était ainsi, me dis-je, l'énigme du savoir hallucinatoire se réduit à une seule question: l'information qu'ils acquièrent vient-elle de l'intérieur du cerveau (comme la science le dit des hallucinations) ou vient-elle du monde extérieur, du monde des plantes (comme ils le disent eux-mêmes)?

De l'intérieur ou de l'extérieur? Telle était la question.

Le premier jour de printemps où il fit soleil, je pris congé et partis me promener dans une réserve naturelle. En marchant, je réfléchissais à cette question devenue obsessionnelle: de l'intérieur ou de l'extérieur? Tout à coup, il me vint à l'esprit que les deux possibilités étaient peut-être vraies en même temps; que l'information pouvait venir à la fois de l'intérieur de la tête et du monde extérieur des plantes. Je ne voyais pas encore ce que cette idée pouvait bien signifier, mais elle me plaisait, car elle conciliait deux points de vue apparemment divergents.

Le lendemain, de retour dans mon bureau, je me mis à parcourir mes notes de lecture. Je venais de lire sans discontinuer pendant six mois, et il ne me restait plus qu'à classer mes notes pour pouvoir commencer à écrire mon livre. Avant de m'atteler à ce travail systématique, je décidai cependant de consacrer une journée entière à feuilleter librement les piles de papier que j'avais amassées au cours de l'automne et de l'hiver.

J'examinai mes notes sur les expériences personnelles que certains anthropologues ont faites avec de l'ayahuasca, et relus pour le plaisir le texte complet du premier compte-rendu du genre, celui de
Michael Harner.

Harner raconte l'expérience qu'il a vécue en 1961 chez les Indiens Conibo de l'Amazonie péruvienne. Lorsqu'il eut ingéré de l'ayahuasca, des créatures reptiliennes géantes surgirent dans son cerveau et lui montrèrent comment elles avaient créé la vie sur Terre, insistant qu'une telle information était réservée aux mourants et aux morts. Harner vit alors des espèces de dragons arriver du cosmos et créer la vie en se cachant sous des formes multiples. "J'appris, écrit-il, que les créatures-dragons résidaient à l'intérieur de toutes les formes de vie, homme y compris". Par un astérisque, Harner renvoie alors le lecteur à une note au bas de la page (qui, étrangement, ne paraît pas dans la traduction française originale, mais a été intégrée dans le texte publié dans ce numéro du "Temps stratégique") qui affirme ceci: "Je dirais en rétrospective que [les créatures] étaient presque comme de l'
ADN. Mais en ce temps-là, en 1961, je ne savais rien de l'ADN.".

Je marquai une pause. Il y a effectivement de l'ADN à l'intérieur du cerveau humain, ainsi que dans le monde extérieur des plantes, puisque la molécule de la vie qui contient l'information génétique est la même pour toutes les espèces. L'ADN peut donc être considéré comme une
source d'information à la fois externe et interne -précisément ce que je cherchais à imaginer la veille, en déambulant dans la forêt.

 



Brin d'ADN

 

Harner ne fait aucune autre mention de l'ADN dans son texte. En revanche, quelques pages plus loin, il note que "dragon" et "serpent" sont synonymes, ce qui me fit penser que la double hélice ressemblait, par sa forme, à deux serpents entrelacés.

C'est ainsi que je suis tombé sur l'idée qu'il existe un lien entre l'ADN et le savoir hallucinatoire.

Au début, je ne prenais pas vraiment cette idée au sérieux. Après tout, il semblait hautement improbable que des Indiens consommateurs de drogue et vivant dans des forêts profondes aient pu communiquer dans leurs hallucinations avec l'ADN. Mais aucune autre explication concernant le savoir chamanique ne me paraissait satisfaisante. Si les ayahuasqueros accédaient réellement à de l'information botanique, d'où provenait-elle? L'hypothèse de l'ADN présentait au moins l'avantage de répondre à la question.

Les jours suivants, je classai l'ensemble de mes notes et repérai plusieurs autres cas où des serpents cosmiques sont associés à la création de la vie. Mais je n'étais pas plus avancé pour autant.

A l'époque où je séjournais à Quirishari, je savais déjà que la croyance animiste selon laquelle tous les êtres vivants sont, précisément, animés par les mêmes essences avait été corroborée en 1953 par la découverte de la structure de l'ADN. J'avais appris au collège, en classe de biologie, que la molécule de la vie est la même pour toutes les espèces et que l'information génétique nécessaire à l'élaboration d'une rose, d'une bactérie ou d'un être humain est codée dans un langage universel à quatre lettres, A, C, G et T, qui désignent quatre composés chimiques formant la double hélice de l'ADN. La correspondance entre l'ADN et les essences animées perçues par les chamanes n'était pas donc pas nouvelle pour moi. Le classement de mes notes ne me révéla aucune autre correspondance intéressante.

Avant de commencer à rédiger mon livre, je tins néanmoins à vérifier en bibliothèque une dernière piste. Dans plusieurs mythes de création où j'avais trouvé des serpents cosmiques, j'avais également trouvé des jumeaux -peut-être était-ce là une correspondance avec la double hélice. Je fouillai quelques livres sur la mythologie et découvris avec surprise que le thème des jumeaux était très répandu dans les mythes de création, non seulement en Amérique du Sud, mais dans le monde entier. Ainsi, le serpent à plumes des Aztèques, Quetzalcoátl, qui symbolise l'énergie vitale sacrée, est-il un enfant jumeau du serpent cosmique Coatlicue -en aztèque, le mot coatl ayant le double sens de "serpent" et de "jumeau".

Comment se faisait-il que les Aztèques parlaient également d'un serpent double, d'origine cosmique, et symbole de l'énergie vitale?

Je quittai la bibliothèque et rentrai à la maison. J'avais besoin de réfléchir. Que signifiait donc tout cela? Je partis à nouveau me promener en forêt, afin de mettre de l'ordre dans mes idées. Après avoir récapitulé les éléments que j'avais en main, je me rendis compte que j'étais dans une impasse. Ruminant sur ce blocage, je songeai tout à coup au conseil que m'avaient prodigué les Ashaninca: "Regarde la forme", m'avaient-ils dit. Le matin même, à la bibliothèque, j'avais consulté plusieurs encyclopédies à propos de l'ADN, et noté que sa forme y était le plus souvent décrite comme une échelle, ou une échelle de corde torsadée, ou un escalier en colimaçon. Le déclic eut lieu dans le quart de seconde suivante: "LES ÉCHELLES! Les échelles des chamanes "symboles de la profession" (selon Métraux), présentes dans les thèmes chamaniques du monde entier (selon Eliade)!"

Je revins précipitamment à mon bureau et entrepris de parcourir rapidement les livres de
Mircea Eliade, en particulier Le chamanisme et les techniques archaïques de l'extase (1951). Selon Eliade, il existe "d'innombrables exemples" d'échelles chamaniques sur les cinq continents: ici des "échelles tournantes", là des "escaliers" ou des "cordes tressées", impliquant nécessairement une communication entre le Ciel et la Terre. Eliade cite également l'Ancien Testament, où l'on voit Jacob rêver une échelle dont le sommet atteint le ciel, par laquelle "les anges du Seigneur montent et descendent". Eliade mentionne aussi des serpents cosmiques, en Australie cette fois.

Les correspondances que je commençais à percevoir dépassaient de loin la portée de mon enquête. Mais je ne pouvais plus m'arrêter. Je saisis les quatre tomes de l'oeuvre de Joseph Campbell consacrée à la mythologie mondiale pour voir s'il mentionnait d'autres serpents cosmiques. Un des premiers dessins que j'aperçus en ouvrant le volume intitulé Mythologie occidentale était un sceau mésopotamien datant de 2200 av. J.-C. environ, montrant le Dieu Serpent sous forme humaine avec son symbole caducée: deux serpents entrelacés en une double hélice:

Feuilletant fiévreusement le livre de Campbell, je trouvai des serpents torsadés dans la plupart des images représentant une scène sacrée. Grâce à l'index je découvris qu'il y a des serpents cosmiques créateurs de vie non seulement en Amazonie, au Mexique et en Australie -mais à Sumer, en Egypte, en Perse, dans le Pacifique, chez les Hindous, en Crète, en Grèce et en Scandinavie. Campbell écrit à propos de ce symbolisme omniprésent:"Partout où la nature est vénérée comme étant animée en elle-même, et donc divine de façon inhérente, le serpent est révéré comme son symbole".

Je consultai aussitôt le Dictionnaire des Symboles à la rubrique "serpent" et lus: "Il joue des sexes comme de tous les contraires; il est femelle et mâle aussi, jumeau en lui-même, comme tant de grands dieux créateurs qui sont toujours, dans leur représentation première, des serpents cosmiques. [...] Le serpent visible n'apparaît donc que comme une brève incarnation d'un Grand Serpent Invisible, causal et a-temporel, maître du principe vital et de toutes les forces de la nature. C'est un vieux dieu premier que nous retrouverons au départ de toutes les cosmogénèses, avant que les religions de l'esprit ne le détrônent" (les italiques figurent dans le texte original).

Face à l'énormité de ce que je croyais être en train de découvrir, ma tête se mit à tourner. Il apparaissait, en effet, que, partout dans le monde, les chamanes utilisent certaines techniques pour réduire leur conscience au niveau moléculaire et accéder ainsi à la connaissance du serpent/principe vital, alias ADN. Depuis des mois, les indices de cette découverte se trouvaient à portée de ma main, dans ma propre bibliothèque, mais je n'avais pas su les voir. D'ailleurs, personne ne semblait les avoir remarqués. Ni Eliade, ni Campbell ne mentionnent l'ADN. Est-ce parce que le savoir occidental sépare les choses pour les comprendre: d'un côté la mythologie, de l'autre la biologie, et laisse entre deux s'étendre un no man's land?

Il était plus de 20 heures. Je n'avais rien mangé. Je sortis une bière du frigo et posai un disque de violon sur la platine. Puis je me mis à arpenter le bureau en réfléchissant à haute voix. Au bout de quelques minutes, je me rendis compte que je pourrais peut-être tester mon hypothèse selon laquelle les chamanes voient de l'information moléculaire, en examinant les peintures de Pablo Amaringo, un ayahuasquero péruvien doué d'une mémoire photographique, qui peint ses hallucinations de façon hyperréaliste.

 


"Pregnant by an Anaconda", peinture de Pablo Amaringo (détail)

 

Ces toiles sont reproduites dans un beau livre intitulé, en traduction littérale, Visions d'ayahuasca: l'iconographie religieuse d'un chamane péruvien. Je les avais souvent admirées, frappé par leur ressemblance avec mes propres visions hallucinatoires. Mais cette fois-ci, en ouvrant le livre, je restai bouche bée. Il y avait non seulement des escaliers en zigzag, des lianes entrelacées ou de serpents torsadées dans presque chaque image, mais aussi des doubles hélices, comme celle-ci:

 


Peinture de Pablo Amaringo (détail)

 

C'était ahurissant. Il y avait là, au beau milieu d'une imagerie chamanique réputée, des doubles hélices, mais personne ne semblait avoir remarqué leurs liens possibles avec la biologie moléculaire. Une correspondance aussi manifeste devait sûrement avoir déjà été remarquée, me dis-je. Et si tel n'était pas le cas, je n'étais sûrement pas la personne digne de la découvrir. Avais-je entrevu là quelque chose que j'étais censé ne pas voir? Je me rappelai que les dragons de Michael Harner l'avaient averti qu'ils lui donnaient une information réservée aux mourants et aux morts.

Subitement, une peur irrationnelle m'envahit, et je sentis le besoin urgent de partager mes idées avec quelqu'un. Je téléphonai à un vieil ami et me mis à lui débiter les correspondances que j'avais trouvées au cours de la journée: les jumeaux, les serpents cosmiques, les échelles d'Eliade, les doubles hélices de Campbell et celles d'Amaringo. Mon ami écouta patiemment, puis me suggéra de tout noter.

Je suivis son conseil. Alors que je jetais sur le papier tout ce que je venais de découvrir sur le langage de l'ADN, je me souvins du premier verset du premier chapitre de saint Jean: "Au début était le logos" -le mot, le verbe, le langage.

Cette nuit-là, j'eus de la peine à m'endormir.

Au cours des semaines qui suivirent, je fus obsédé par les serpents et par l'ADN, et me mis à voir des échelles partout: dans les parquets, dans les carrelages, dans les fenêtres à carreaux, dans les rayons des bibliothèques, dans les escaliers, dans les clôtures, dans les barrières, dans les ponts, dans les antennes, dans les pylônes électriques, dans les rails de chemin de fer, dans les claviers de piano et les frettes de guitare. Il m'apparaissait que le motif de la vie se cachait non seulement dans les feuilles et les arbres, mais dans nos symboles et nos artefacts. Mais chaque fois que j'essayais d'en parler aux gens autour de moi, en leur montrant par exemple le motif d'échelle formé par les fenêtres de la pièce où nous nous trouvions, ils regardaient d'un air incertain, comme s'ils ne voyaient pas.

Je continuai à lire des ouvrages de mythologie et de biologie moléculaire. Chaque jour apportait un nouveau lot de correspondances. J'émergeais de longues séances dans mon bureau en déclamant des phrases comme: "La duplication d'une double hélice d'ADN donne deux doubles hélices qui sont des copies exactes l'une de l'autre, c'est-à-dire des jumelles, et les peuples indigènes associent les jumeaux à la création de la vie depuis des millénaires". Ou: "Francis Crick, le co-découvreur de la structure de l'ADN, dit que les formes de vie les plus simples sont d'une telle complexité qu'elles n'ont pu émerger sur Terre par pur hasard. C'est pourquoi il suggère que la vie à base d'ADN est d'origine extra-terrestre -tout comme les peuples indigènes affirment que le serpent est d'origine cosmique".

Ma femme écoutait avec inquiétude ces fragments de savoir réarrangés; ils lui semblaient relever davantage de la folie que d'un bricolage inspiré.

Mais dans ma folie il y avait de la méthode. Alors que le regard rationnel tend à séparer les choses pour les comprendre, je cherchais au contraire à appliquer à la réalité une vision stéréoscopique, en lisant en parallèle des livres sur le chamanisme et sur la biologie moléculaire. Et ça marchait! Plus j'avançais, et plus je voyais clair et riche. Seul ennui, cette démarche ouvrit les vannes à des correspondances étranges ou extravagantes, dont le déluge m'emporta.

Je ne citerai que quelques exemples.

Les taoïstes chinois représentent le yin et le yang, principe vital d'origine cosmique, par l'enroulement de deux formes serpentines et complémentaires:

 

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Le Tai Chi, principe ultime de toute chose

 

Selon le biologiste moléculaire Christopher Wills, "les deux chaînes d'ADN ressemblent à deux serpents enroulés autour d'eux-mêmes dans une sorte de rituel amoureux". En effet, l'ADN est une seule molécule constituée de deux chaînes complémentaires. C'est parce qu'il est à la fois simple et double qu'il peut être dupliqué:

 

 

Dans les traditions mythologiques, bon nombre des serpents cosmiques sont figurés comme étant à la fois simples et doubles. Voici, par exemple, le serpent cosmique des anciens Égyptiens:

 

 

Les serpents mythiques sont souvent énormes. La tête du monstre-serpent Typhon (mythologie grecque) touche les étoiles; le poisson-oiseau du taoïste Chuang-Tsu mesure "je ne sais combien de milliers de stades"; certaines représentations africaines du serpent Ouroboros le montrent faisant le tour de la terre. Mais l'ADN des cellules humaines n'est pas en reste. L'ADN d'une seule cellule aurait, si on le déroulait, deux mètres de long, soit un fil qui serait un milliard de fois plus long que large -comme si, toutes proportions gardées, votre petit doigt s'étendait de Paris à Los Angeles. Si l'on pouvait attacher tous les fils d'ADN d'un corps humain les uns aux autres, ils formerait un filament de deux cent milliards de kilomètres de long -l'équivalent de soixante-dix allers et retours entre Saturne et le Soleil.

Sur la piste du serpent, il est facile de se perdre.

Je m'y suis donc perdu, tel un astronaute hypnotisé par ce qu'il découvre à travers son hublot. Une dizaine de semaines plus tard, cependant, ma femme réussit à me convaincre qu'il était temps de redescendre et de rapporter aux autres ce que j'avais vu.

Pour revenir sur Terre, j'entrepris d'étudier la biologie moléculaire de la même manière que j'avais étudié le chamanisme: en lisant beaucoup et en prenant des notes catégorisées. Par ailleurs, je résolus qu'après tant d'années d'incrédulité systématique, j'allais prendre les chamanes au mot. Je me mis donc à explorer la biologie moléculaire avec le rationalisme comme véhicule et le chamanisme comme boussole.

Les chamanes amazoniens affirment que certaines plantes psychoactives [contenant des molécules agissant sur le cerveau humain] influencent les esprits de façon précise. Ils disent, par exemple, que le tabac donne aux esprits un "appétit quasi insatiable" pour leur "feu". Je partis à la recherche d'une connexion analogue entre la nicotine et l'ADN d'une cellule nerveuse du cerveau humain, et trouvai que lorsqu'une molécule de nicotine s'insère dans le récepteur nicotinique d'une cellule cérébrale, elle provoque un influx d'atomes électriquement chargés qui incitent l'ADN à construire d'autres récepteurs nicotiniques. Donnez de la nicotine à l'ADN de votre cerveau, et il en redemande, aussi insatiable de tabac que le sont les esprits!

Il me fallut plusieurs semaines pour trouver, puis comprendre, les différents fragments de savoir scientifique concernant les récepteurs neurologiques et la stimulation de l'ADN par la nicotine. Mais au bout du compte, je me trouvai avec, en mains, une traduction des notions chamaniques en concepts scientifiques actuels, qui les rendait compréhensibles et démontrait leur pertinence.

Je passai une année à explorer la biologie moléculaire. Il me serait difficile de dire ici tous les points où elle recoupe le chamanisme: ces deux domaines de connaissance, qui semblaient séparés jusqu'à présent, s'emboîtent à de multiples niveaux. J'ai essayé d'en faire la démonstration détaillée dans un livre, Le serpent cosmique, l'ADN et les origines du savoir.

Peu après que j'eus fini de rédiger cet ouvrage, en juillet 1995, je fis le voyage du Pérou pour discuter des conséquences éventuelles de mes hypothèses avec les représentants de plusieurs organisations indigènes. Si elles étaient vérifiées, en effet, cela signifierait que les peuples indigènes disposent, à travers les visions de leurs chamanes, d'un savoir bio-moléculaire d'une valeur inestimable.

La première fois que j'en parlai aux étudiants indigènes de l'École pour l'éducation bilingue et interculturelle d'Iquitos, un seul d'entre eux, du fond de la salle, prit la parole: "Vous avez finalement compris, me dit-il, que ce que nous disons est vrai. Mais si vos collègues scientifiques prennent notre savoir au sérieux, qui nous garantit qu'ils agiront de manière éthique? La façon dont ils se sont comportés jusqu'à présent ne nous rassure guère, d'autant que travailler avec les esprits sans éthique est suicidaire."

Je lui répondis que la question était bonne, mais qu'ils allaient devoir y réfléchir eux-mêmes.

C'est en effet l'une des choses que j'ai découvertes au cours de cette enquête: que nous soyons biologistes moléculaires, Indiens d'Amazonie ou anthropologues, nous avons tous tellement à apprendre, et d'abord les uns des autres.

Dix mois plus tard, je retournai à nouveau à Iquitos. Le motocarro me déposa devant le dortoir des étudiants indigènes qui m'avaient invité à faire un nouvel exposé. Je me dirigeai vers la salle de réunion, où quelque quatre-vingts jeunes hommes et jeunes femmes étaient en train de s'asseoir sur des bancs alignés devant un tableau noir. C'était un vendredi soir, la nuit était moite, les étudiants me semblaient un peu distraits.

Pour animer l'assistance, je lui demandai d'emblée si elle avait des questions. Après un long silence, quelqu'un lança: "Nous aimerions savoir si vous avez pu tester les hypothèses que vous nous avez présentées ici l'an passé".

Promettant de ne point éluder la question, je commençai par évoquer devant les étudiants l'histoire de la vie sur Terre telle que la science la présente aujourd'hui, depuis la naissance de notre planète sous la forme d'une boule de magma, jusqu'à l'apparition à sa surface, il y a quatre milliards d'années, de la vie évolutive: des bactéries qui se sont transformées peu à peu en plantes, en poissons, en amphibiens, en reptiles, en dinosaures, en mammifères, et enfin en singes et en hominidés. Je leur dis que le cerveau des hominidés avait triplé de volume au cours des derniers quatre millions d'années: de ce que l'on sait de l'histoire de la biologie, jamais un autre organe ne s'est développé de façon aussi spectaculaire. Je leur parlai de fossiles, des techniques de datation au carbone 14, je leur expliquai que la science elle-même est un phénomène récent: la biologie n'a que deux cent ans, la technique du carbone 14 a moins de soixante ans, et le rôle de l'ADN est compris depuis moins d'un demi-siècle.

Je leur dis que la biologie est née par opposition à la religion et se fonde sur l'idée qu'il n'y a dans la nature aucune intelligence ni aucun plan. Je leur montrai des dizaines de pages de publicité de compagnies pharmaceutiques, arrachées dans des numéros récents de la revue Nature, couvertes de doubles hélices et autres références à l'ADN. Dans le monde matérialiste où je vis, leur dis-je, la biologie est un business. Elle considère les deux serpents entrelacés comme un simple produit chimique, un vulgaire "acide désoxyribonucléique". Elle ne peut admettre que l'ADN soit animée par une conscience, sauf à contredire les présupposés fondateurs de la discipline. Jacques Monod dit que l'on ne peut envisager que la nature ait un but, ,"fût-ce provisoirement ou dans un domaine limité", à moins de sortir du domaine même de la science.

Bref, leur dis-je, il faudrait, pour que mes hypothèses puissent être testées, que des biologistes moléculaires institutionnellement respectés trouvent de l'information bio-moléculaire dans les hallucinations des ayahuasqueros -mais comme ces biologistes institutionnels ne peuvent admettre d'y trouver une telle information, mes hypothèses ne peuvent pour l'instant être testées!

Cette fois-ci, les questions fusèrent. Par exemple: ."Docteur, est-ce que vous pensez que dans dix mille ans nos têtes seront beaucoup plus grandes qu'aujourd'hui?". Je répondis que je n'en savais rien, mais que tout était possible. Jusqu'à ce qu'une dernière question surgisse du fond de la salle: "Est-ce que vous êtes en train de nous dire que les scientifiques nous rattrapent? - Oui, répondis-je, exactement".

Sur la piste du serpent, on finit par s'apercevoir que souvent les choses sont à l'envers, ou sens dessus dessous, ou les deux à la fois.

D'autres renseignements ? Jérémy Narby n'a pas de site. Vous pouvez cependant trouver pas mal d'infos ici : http://www.nouvellescles.com/article.php3?id_article=1139

http://www.humains-associes.org/No8/HA.No8.Narby.html et http://www.interdits.net/2002fev/serpent.htm

Un article dans Nouvelles Clés au sujet de l'utilisation de l'Ayahuasca par des médecins pour sevrer les drogués : http://www.nouvellescles.com/article.php3?id_article=304&var_recherche=ayahuasca

Un article sur le dernier livre de Jérémy Narby, qui part à la rencontre, cette fois-ci, des scientifiques : http://www.nouvellescles.com/article.php3?id_article=850

 

 ADN et chamanisme à l'écran ?

Le réalisateur français Jan Kounen est très engagé dans la difusion des connaissances dont traite cet article. Connu pour avoir porté à l'écran Blueberry, avec Vincent Cassel, qui une adaptation "chamanique" de la célèbre BD. Jan Kounen a également réalisé Autres Mondes, qui est un documentaire très bien fait sur l'expérience de l'ayahuaska et le chamanisme amazonien, et les questionnments qu'elle sucitent. Le site : http://otherworlds.jankounen.com/

Encore plus récemment, Jan Kounen a réalisé Darshan, un long métrage sur la mystique indienne Amma, qui est sorti en novembre 2005 dans quelques salles en France. Une première mondiale pour un sujet encore tabou chez nous il y a peu de temps ! Chapeau Jan !

Autres sites :

http://ethnobotanic.ardenweb.com/

Tout sur le chamanisme : http://arutam.free.fr/Chaman.html

 

 CONFERENCE DU 25/09/2008 A PARIS (INREES) :

 

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16 février 2006 4 16 /02 /février /2006 22:40

RESUMES DES BESOINS DE NOS DIFFERENTS CORPS

Ecoute ton corps , de Lise Bourbeau, célèbre psychothérapeute québecquoise

 

BESOINS DU CORPS PHYSIQUE

 

 RESPIRATION

 La respiration est vitale au bon fonctionnement global du corps. En respirant bien, on va chercher la vie, le prana, de l’air.

 

INGESTION

Faire pénétrer eau et nourriture dans son corps. Il faut veiller à la qualité de ce que l’on absorbe.

 

DIGESTION

Bien mastiquer favorise la digestion. Il faut aussi savoir digérer les idées nouvelles (estomac) sans colère (foie), et savoir se faire plaisir (pancréas).

   

ELIMINATION

Les fibres aident à éliminer. Il faut savoir aussi éliminer les vieilles idées, les attachements, les peurs…

  

EXPLORATION

Etre en mouvement est primordiale : aussi bien extérieurement (marcher, voyager…) qu’intérieurement (apprendre de nouvelles choses, avancer dans la vie…).

   

 

BESOINS DU CORPS MENTAL

  

 

VERITE

Arrêter de fuir et faire face à la réalité. Avancer que « ca ne me dérange pas » indique tout l’opposé. Etre vrai c’est penser, dire et faire la même chose.

 

INDIVIDUALITE

Etre soi-même et non ce qu’on pense que les autres attendent de soi. Cesser de prêter attention au regard des autres.

  

RESPECT

Respecter les autres et soi-même. Il faut savoir que c’est un manque de respect que de vouloir changer qui que ce soit.

SECURITE

La vrai sécurité, c’est la tranquilité d’esprit qui vient de la pensée qu’il n’y a aucun danger à redouter. Dans la vie, on ne vit pas des problèmes mais on plutôt on vit des expériences.

  

INTEGRITE

Honêteté absolue envers les autres mais avant tout envers soi-même.

GUIDAGE

Sentir que d’autres ont besoin de soi. Guider, c’est donner des conseils sans attente, et se rappeler qu’un conseil non demandé n’est jamais apprécié.

RAISON D’ETRE

Toute personne a besoin d’un but dans la vie, pour avancer et aussi pour guérir.

 

 

BESOINS DU CORPS EMOTIONNEL

 

 BEAUTE

 L’entourer de belles choses est indispensable à l’être humain : cela remplit le corps émotif, et donne un sentiment de bonheur très profond.

  

CREATIVITE

C’est l’expression de son individualité. Elle permet d’exprimer ce qui est unique en nous, et aide à construir sa vie.

 CONFIANCE

C’est la capacité de se confier, de s’exprimer, de se révéler à une autre personne sans avoir peur de se faire juger. Plus on développe la confiance en soi-même plus on attire la confiance des autres. La confiance n’est pas innée. C’est un choix : il faut apprendre à se révéler.

 APPARTENANCE

L’être humain a besoin de sentir qu’il appartient à une collectivité. Ca doit venir de sa propre décision d’appartenir à tel groupe ou tel endroit. Quelque soit l’endroit où l’on est, il faut se dire quon a le droit d’être là à cet endroit.

 ESPOIR

Il faut se rappeler qu’on se dirige constamment vers plus de lumière, plus d’amour. Toutes les expériences que l’on a sont là pour nous apprendre quelque chose sur soi.

 AFFECTION

Exprimer son affection fait partir intégrante d’une vie épanouit. Il y a de nombreuses façon d’exprimer son affection et de l’encouragement à son entourage (et pas seulement à son animal de compagnie) et aussi à soi-même.

 UN BUT

Il est primordiale d’avoir un ou plusieurs buts dans la vie. Avoir un but précis. Avoir un grand but. Car il vaut mieux rater un grand de peu que d’atteindre un petit but. Mais un but, ca se change aussi. Avoir un désir devient un but quand commence à s’activer pour réaliser le but, à construire un projet. Avoir un but donne le goût de vivre et donne de plus en plus d’énergie.

 

 

Pour en savoir plus sur Lise Bourbeau : http://www.ecoutetoncorps.com

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27 janvier 2006 5 27 /01 /janvier /2006 14:16

Résumé du livre du Dr Christophe André La force des émotions (Ed. Odile Jacob)

Christophe André est psychiatre et il l'auteur de nombreux livres passionnants qui nous permettent de mieux appréhender les comportements humains. A partir de son expérience, agrémenté de nombreux témoignages issus de sa pratique, Christophe André est un excellent vulgarisateur de la psychologie "orthodoxe". Grâce à son amour du cinéma, il nous offre des ouvrages fort plaisants à lire, et pertinents. Avec La force des émotions, il fait le point sur ce qui tourmente nombreuses de nos relations, et qui constituent un des grands héritage de notre longue évolution à travers le règne animal et à travers les âges. 

 La difficile définition d'une émotion, 4 écoles, 4 points de vue :

Nous sommes émus parce que c'est dans nos gènes

Nous sommes émus parce que notre corps est émus

Nous sommes émus parce que nous pensons

Nous sommes émus parce que c'est culturel

Qu'est ce qu'une émotion fondamentale ? Elle doit répondre à ces critères : débuter soudainement, durer peu, se distinguer des autres émotions (même si peur, anxiété et angoisse font partie de la même famille), apparaître chez le bébé, agiter le corps à sa manière (par exemple, la peur et la colère provoquent une accélération du coeur, mais la colère augmente la température cutanée des doigts, tandis que la peur les refroidit). Les psychologues évolutionistes tiennent à 3 autres critères : avoir une expression faciale universelle chez tous les humains, être déclenchée par des situation universelles (ex: la perte d'un être cher provoque universellement de la tristesse), être observable chez nos cousins primates (chimpanzé).

Je n'expose ici que ce qu'on pourrait nommer "l'origine de nos émotions", en quoi elles furent utiles à la survie de l'espèce ; finalement à la survie de nos anêtres !

1) La colère

La colère entraîne universellement : une augmentation du tonus musculaire, en particulier dans les bras, les vaisseaux périphériques se dilatent (d'où la sensation de chaleur, rougeur de la face, température cutanée des doigts), et augmentation du rythme respiratoire, de la fréquence cardiaque et de la tension artérielle (meilleure oxygénation).

La colère a donc 2 fonctions : nous préparer au combat mais aussi le rendre inutile en intimidant l'autre. Nous retrouvons cette double fonction, préparatiion à l'action et communication, pour pratiquement toutes les émotions. Cette fonction d'intimidation est essentielle: elle permet d'éviter le combat, procédé risqué et coûteux en énergie dans toute les espèces. Si l'homme a survécu, c'est en parti parce que , dans les tribus de nos ancêtres comme dans tous les groupes d'animaux sociaux, la plupart des conflits peuvent se régler pr une soumission de l'un face à une attitude intimidante de l'autre.

Les raisons de la colère : pourquoi se met-on en colère ? c'est le résultat d'une série d'évaluation psychologiques presque instantanées, qui nous font apprécier si l'événement est à la fois : indésirable, intentionnel (volonté différente de la nôtre), contraire à notre système de valeur, contrôlable par notre réaction de colère.

Quelques conseils : a) mieux gérer trop de colère

Diminuez vos causes d'énervement, réfléchissez souvent à vos priorités, considérez le point de vue de l'autre, laissez passer une nuit de réflexion, restez centré sur la cause de votre colère, laissez un temps à l'autre pour donner son point de vue, interrompez l'entrevue si vous sentez que vous perdez votre self-control, sachez tourner la page.

b) mieux gérer pas assez de colère : apprendre à ne pas vouloir toujours plaire à tout le monde, à accepter de faire des erreurs et de craquer parfois.

Etablissez vos priorités, acceptez les risques de la colère, préparez et répéter vos colères, n'acceptez pas trop vite la réconciliation, considérez votre colère comme légitime.

 2) L'envie

 Dans la Genèse, on raconte que Joseph est le préféré de son père Jacob car "celui ci l'avait eu dans la vieilesse". De plus Joseph est beau, brillant, possède des pouvoirs divinatoires. Les frères de Joseph éprouvent une émotion universelle : l'envie, cette émotion mêlée d'irritation et de haine contre quelqu'un qui possède un ou plusieurs avantages dont nous sommes dépourvus. Il existe 3 visages de l'envie : l'envie dépressive "hélas, ce n'est pas à moi que ça arrivera", l'envie hostile "je ne peux pas supporter qu'on l'ait promu avant moi, ce nul", et l'envie admirative " c'est normal qu'il ait été promu, il a travaillé dur", hérité du sens de la justice (et récompense du mérite).

Les origines et l'utilité de l'envie : on peut décrire l'envie comme née de l'admiration et de l'imitation; nous désirons les mêmes objets que désirent ceux que nous admirons, sous l'effet du désir mimétique. D'où la violence puisque nous sommes plusieurs à vouloir nous aproprier le même bien, et la nécessité d'instaurer des règles pour la contrôler. Dans un groupe, l'envie pousse à obtenir le statut et les avantages associés dont bénéfiecient ceux qui sont les mieux pourvus. Cela augmente les chances de se reproduire avec succès : plus de nourriture et de partenaires pour les hommes, et des partenaires de meilleur statut et donc plus protecteurs pour les femmes.

3) Joie, bonne humeur, bonheur

 

4) La tristesse

5) La honte

6) La jalousie

7) La peur

8) Et l'amour ?

 

 

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27 janvier 2006 5 27 /01 /janvier /2006 14:10

Résumé du livre de vulgarisation psychologique du Dr Christophe André Comment gérer les personnalités difficiles

 

 

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29 décembre 2005 4 29 /12 /décembre /2005 22:27

Tirer les tarots est un art divinatoire. S'octroyer un coup de pouce dans les difficiles choix que l'on doit faire dans la vie, chercher un clin d'oeil de notre impalpable destin. Tout est basé sur la fait que le hasard n'existe pas. Bien-sûr, tout a un sens (ou tout à une cause ?) ; et tout a une origine. Mais le tarot c'est bien plus que cela. C'est également un des grands outils de développement personnel et de connaissance de soi. Chaque lame représente un archétype universel. Et avec 22 lames majeures et 56 mireures, l'immense diversité du monde peut s'y retrouver. Chaque lame est bourrée de symboles. On peut ainsi établir une véritable communication avec son inconscient. Bien-sûr la qualité des protagonistes est essentielle, mais c'est d'abord à soi de plonger dans la profonde compréhension du lien qui nous unit en permanence à notre inconscient. 

Dénué de caractère religieux, la spiritualité du tarot est de plonger au coeur de la réalité symbolique du monde manifesté. Et en particulier la réalité de ses propres origines. Un langage symbolique avec sa généalogie et ce qu’elle nous a légué, et certainement ce qu'elle nous a laissé à travailler, peut se tisser, et Dieu sait s'il est démontré aujourd’hui combien on y est profondément lié (psychogénéalogie). Se réaliser spirituellement est une chose. Une grâce aussi si on a de chance. Mais se réaliser dans la vie, c’est avant tout se réaliser à travers ce que l’on a hérité, et à travers notre relation à cet héritage, ou challenge de vie.

Dans le monde des tarots, un nom revient souvent : celui d'Alexandro Jodorowsky. considéré comme un maître de tarots, c'est un écrivain prolifique, et bien plus (voir plus bas). C'est donc avec intérêt que je me suis rendu pour la première fois à une conférence, donnée à la librairie "les 100 ciels" à Paris. Accompagné de ma femme, qui a eu la bonne intuition de m'accompagner. Et je dois dire que nous fûmes bleufés. On a reconnu un homme universel ayant acquis une profonde compréhension de lui même et du monde. Aller voir Jodo, c’est un grand plaisir. C’est retrouver un peu d’espoir quant à la condition humaine dans notre actuelle France déprimée. Jodorowsky est un homme hors du commun à bien des égards, et c'est une chance de l'avoir parmi nous à Paris, surtout qu'il vient "se produire" (cabaret mystique)gratuitement dans la salle de conférence de la librairie les 22 de chaque mois  puis il dédicace ses livres (le site, dans la catégorie "évènements" permet de vérifier la date exacte chaque mois: http://lescentciels.free.fr/). Je l'ai rencontré peu avant ses 77 ans, et je crois que c'est aussi le père que je cherche à travers lui. Il faut savoir qu'il existe de nombreux différents jeux de tarot. Jodorowsky a donné son nom à l'un d'eux, qui est un "tarot de Marseille" amélioré et complété (ou restauré).

Il existe paraît-il de plus en plus de "bars à tarots". Celui, à part, ou Jodorowsky consulte directement les mercredi (il faut obtenir préalablement un ticket) : "le téméraire", 32 av Daumesnil à Paris, et celui ou on peut rencontrer quelques uns de ses élèves (notamment Moreno) les mardis pour un tirage (gratuit): "le bar sans nom" 49 rue de Lappe, Paris

Un blog est particulièrement bien documenté sur Jodo : http://thierryleblog.hautetfort.com/list/lecture/jean_giraud.html

Deux extraits :

 

Alexandro Jodorowsky est né le 17 février 1929 à Irique, petit bourg du nord du Chili, où ses parents, un couple de Juifs russes fuyant les pogroms, sont venus s'installer

En 1953 Jodorowsky quitte le Chili, qu’avec son théâtre de marionnettes, il a auparavant parcouru en tous sens, contre l'avis de son père qui l'aurait préféré médecin. Destination Paris, où il commence par forcer la porte du Mime Marceau. Il lui écrit quelques-unes de ses plus célèbres pantomimes. Cinq ans plus tard, il abandonne pourtant la troupe, devient peintre en bâtiment, fréquente les surréalistes et fait la connaissance de Maurice Chevalier, qui l'engage pour dépoussiérer son spectacle

En 1962 Avec Roland Topor et Fernando Arrabal, il créé le groupe Panique, pied de nez insolent et rigolard à l'intransigeance du mouvement surréaliste. L'histoire en retiendra quelques happening inénarrables, où se côtoient humour, performances sportives et pornographie.

En 1965 Jodorowsky s'embarque pour le Mexique, dans les bagages du Mime Marceau, qui lui a demandé de rempiler pour une tournée sud-américaine. Il y restera huit ans. Le temps de créer le Théâtre d'avant-garde de Mexico, d'adapter au cinéma une pièce de Fernando Arrabal, Fando et Lys, puis de tourner ses deux films les plus célèbres, El Topo et La Montagne Sacrée. C'est également au Mexique que Jodorowsky touche pour la première fois à la bande dessinée. Pour le dessinateur Manuel Moro, il imagine le personnage d'Anibal 5, et lui-même illustre pendant cinq ans ses Fabulas panicas (fables paniques) pour un hebdomadaire de Mexico.

En 1973 c'est le retour en france et la mise en chantier de son adaptation de "Dune", film sur lequel il travaillera jusqu'en 1979 mais qui ne verra jamais le jour.

En 1980 Jodorowsky et Moebius (Jean Giraud) se lancent dans les Aventure de John Difool. Avec elles, Jodorowsky fait une entrée fracassante dans le monde de la bande dessinée européenne, dont il devient l'un des scénaristes les plus originaux - et les plus prolifiques : il imagine des histoires pour Arno (Alef-Thau), etc...

En 1996 Jodorowsky reçoit à Angoulême l'Alph'art du meilleur scénario pour le premier volume de sa nouvelle série avec Georges Bess, Juan Solo. Il arrache ainsi la reconnaissance d'un milieu qu'ont longtemps déconcerté sa débauche d'énergie tous azimuts et une tenace odeur de soufre mystique. Outre ses activités de cinéaste (il a sept films à son actif, le dernier, Santa Sangre, tourné en 1992), Jodorowsky est un spécialiste incontesté du Tarot de Marseille, un maître de conférence anachronique qui chaque semaine, devant une assistance fidèle, extirpe de l'Almanach Vermot quelques leçons philosophiques, l'inventeur du concept de psycho-magie et un écrivain de plus en plus assidu, dont le dernier roman, L'Arbre du Dieu Pendu, a été traduit en français en 1996.

(.....)

On sait que cet ancien agitateur culturel, d’origine juive russe et grandi au Chili avant d’adopter l’Europe via le Mexique, s'est depuis longtemps mué en sage, aide les gens à trouver leur chemin dans le chaos spirituel moderne, grâce en particulier au jeu du Tarot. Voilà trente cinq ans qu’il reçoit chaque semaine, le mercredi, des gens venus de toute l’Europe, dans un bistrot transformé en “cabaret mystique” où, de façon rigoureusement gratuite, il tire les cartes à vingt-deux personnes, tandis que tout autour, une foule de plusieurs dizaines de quêteurs-de-sens se presse, pour entendre ce que dit l’artiste... parfois à voix basse quand, ayant (très compassionnellement) interpelé et écouté son “patient”, puis attentivement étudié son “arbre” (généalogique), il lui prescrit l’acte “psychomagique” destiné à ritualiser sa guérison.

Dans le vaste mouvement de découverte - ou de redécouverte - du transgénéalogique, Alexandro Jodorowsky fait figure d'outsider et de pionnier. Qu'est-ce que le “transgénéalogique” ? C'est la prise en considération, notamment par les thérapeutes, de tout ce qui nous touche, au corps, à l'âme et à l'esprit, en provenance de notre ascendance, de notre lignée. “ Or, dit Jodorowski, dans chacun de vos ancêtres, il y a un Bouddha qui dort : si vous voulez vous éveiller, travaillez à hisser votre arbre généalogique entier au niveau de sa bouddhéïté. ” Cet entretien a été publié dans “J’ai mal à mes ancêtres ”, de Patrice van Eersel et Catherine Maillard.

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21 décembre 2005 3 21 /12 /décembre /2005 17:52

Cet article se propose de présenter un des livres qui m'a le plus aidé dans la compréhension de la "santé énergétique" : Le guide du bien-être selon la médecine chinoise du Dr Yves Réquéna et de Marie Borrel, 2 grands passionnés et spécialistes de la question (yves Réquéna a entre autre créé l'institut européen de Qi Qong : http://www.ieqg.com/equipe1.html). Cet ouvrage permet une très compréhension de l'énergétique, tout en faisant le lien avec nos connaissances occidentales. Donc bravo ! Onpeut effectuer une étude encore plus poussée dans ce domaine avec le Guide personnel des bilans de santé de Daniel Kieffer.

Déterminer votre constitution (à compléter)

En médecine traditionelle chinoise (MTC), notre constitution, tempérament ou terrain, est lié aux éléments : bois, feu, terre, eau, métal, et la polarité yin ou yang, permettant une classification particulièrement élaborée. Ils sont la base de cette médecine, tout comme "Vata, Pitta, Kapha" pour la médecine ayurvédique. Chaque élément correspond à un organe et une viscère, et correspondent à des caractéristiques psychologiques, physiques (morphologiques), physiologiques....  Le diagnostic s'affine d'ailleurs par l'observation des mains, des ongles, de la langue. 

A leur tour les produits de la nature et les aliments correspondent plus particulièrement à tel ou tel élément, permettant ainsi un rééquilibrage s'ils sont consommés.

Personne ne possède 100% des caractéristiques de tel élément. Mais en général on arrive à déterminer une dominante générale.

Le type Bois-Yang = le colérique selon gaston Berger

Bois-Yin = le nerveux

Feu-Yang = le passionné

Feu-Yin = le sentimental

Terre-Yang = le sanguin

Terre-Yin = l'amorphe

Métal-Yang = le flegmatique

Métal-Yin = l'apathique

Eau-Yang = l'émotif actif

Eau-Yin = ambitieux sentimental

 

Vous pouvez effectuer le test du site Passeport Santé :

http://www.passeportsante.net/fr/Maux/Tests/Fiche.aspx?doc=etes_vous_metal_terre_drapeau_c_ts

 

Pour mon cas

Un test de 40 questions permet de se situer de façon assez précise dans un tableau-bilan. Pour mon cas, j'ai pu constater une dominante Terre, plutôt Yang, mais aussi Yin, même si cela paraît dans une moindre proprotion. Je serais donc, à mon étonnement, à dominante "sanguine". Mais avec, de toute évidence, une oxcilliation avec le terrain mélancolique.

Pour chaque constitution, le livre propose de multiples conseils et exercices à faire. Il indique les zones corporelles correspondant aux points majeurs d'acupuncture, sur lequel on peut exercer une pression (acupresson ou digitopuncture) ou une moxibustion (on approche un battonet d'armoise incandescent).

La diététique : c'est la règle du ni chaud ni froid, et ne pas trop boire au cours des repas. Nourriture froide et humide (énergétiquement) : crudités, légumes cuits vapeur, légumineuses, fromages, yaourts, lait. Nourriture chaude et sèche : légumes cuits, fruits cuits, viande, alcool, café. 

Les plantes correspondant à la dominante "sanguin" sont des plantes plutôt relaxantes et harmonisantes (et rafraichit la chaleur de la rate) : Fumeterre, Genièvre, barbe de maïs, Mélisse, Verveine. Mais aussi, pour le côté Terre-Yin, la camomille, le carvi, la sauge.

Les huiles essentielles : le citron, genièvre, Verveine citronnée, Géranium

Pour ce qui est de la verveine, j'ai été assez impressoonné car, après de longues recherches avec les huiles essentielles, même sur un plan énergétique, j'étais arrivé à la conclusion que la verveine citronnée était une des plantes avec lesquelles je suis le plus lié. En tout cas, une inhalation de verveine et je me sens tout de suite mieux dans mes basquets !

Les fleurs de Bach :  (* = majeure pour moi)

Elixirs pour l'excès de Yang:

Aigremoine : sous le masque jovial et insouciant se cache une nature anxieuse

* Bourgeon de Marronnier: quand se répètent toujours les mêmes erreurs, par manque de vigilance ou inattention

* Maïs : c'est l'élixir des individus de constitution Terre. Aide à vivre en milieu urbain, à garder contact avec l terre et ses qualités (compréhension, disponibilité...).

Pissenlit : aide à dissoudre les tensions musculaires et nerveuses

Elixirs pour excès de Yin :

Alène : développe la détermination, la stabilité et à aide faire ses choix (caractères indecis)

Clématite : aide à avoir les pieds sur terre, la concentration, la prise de responsabilité

* Mûre sauvage : clarifie les pensée, aide à concrétiser les idées en actes. Conseillé à ceux qui pratiquent la méditation

Autres fleurs de Bach, que j'ai pu sélectionner à l'aide du livret que j'ai reçu du laboratoire DEVA :

Jasmin : pour ceux qui se dévalorisent, aide à s'accepter, se sentir bien dans sa peau, à éliminer les toxines

* Centaurée: "autodétermination, force de caractère" pour faire émerger sa propre personnalité plutôt que se reposer sur la personnalité d'autrui (dépendance), soucieux de plaire, ne sait pas dire non.

Tournesol : "expression de soi équilibrée" aide à résoudre les conflits liés aux parents, équilibre l'égo dominant ou trop effacé

Figuier : "lucidité et contrôle de soi" surmonter les pensées confuses, pour plus de clarté mentale, assurance et mémoire.

Lavande : "purification, calme" apaise tensions nerveuses dues à excès de stimulation, nervosité par importante activité mentale, pour les tempéraments sensibles

Capucine : pour ceux qui prévilégient trop l'intellect et le mental au détriment du corps physique

* Plumbago : "confiance en soi" pour ceux qui doutent de leur capacité, manquent de volonté et n'ont pas le courage de leur conviction

Quelques autres élixirs importants : Etoile de Béthléem : harmonisant de grande valeur, atténue l'effet de tout choc passé ; Lotus : élixir universel car dynamise et amplifie les autres remèdes

 

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21 décembre 2005 3 21 /12 /décembre /2005 17:27

Prendre sa santé en main

Voila le secret premier pour espérer guérir un jour : se prendre en main, qui découle d’un des principes universels de la vie, souvent ignoré par beaucoup d'entre nous, qui est que l’on est responsable de sa vie, car d'une façon ou d'une autre, on a la vie que l’on s’est choisie. Lise Bourbeau, dans Ecoute ton corps,  l'expose de façon merveilleuse et nous montre comment la clé réside dans apprendre à s'aimer, quel que soit nos caractéristiques physiques ou notre tempérament.

Une étude américaine a montré que la chance de guérir d'une personne est largement fonction de sa capacité à se prendre elle-même en charge.

Bien entendu, le recours aux plantes reste pour moi un reflexe essentiel. Les plantes sont là justement pour nous donner le petit coup de pouce dont on a régulièrement besoin. Utiliser la plante selon les médecines naturelles apporte bien plus de bénéfices que de ses principes actifs isolé : la synergie longuement élaborée par la plante est le produit de l'intelligence de la nature dont on ne peut peut-être pas encore comprendre toute la subtilité et la portée.

 

Quelques auteurs clés pour plonger dans l’univers de sa « prise en charge » :

 Michel Dogna : Prenez en main votre santé : un des chefs de file des médecines naturelles, auteur infatigable et rigoureux qui fut le premier rédacteur en chef de Vérité Santé Pratique.(vous pouvez trouver des gens formidables qui travaillent dans le même esprit que Michel Dogna en région parisienne : laboratoire source clair, Anthyllide).

Le Dr Jean-jacques Crèvecoeur : Prenez soin de vous, n’attendez pas que les autres le fassent)

et tellement d’autres….

On peut tout de même citer David Servan-Shreiber (Guérir), qui a le mérite d’avoir pu, grâce à sa grande médiatisation, faire passer à un plus large public quelques messages et renseignements forts appréciables.

 

Pour nommer toutes ces approches, on peut imaginer un classement de type allopatique, c'est à dire en découpant par niveaux.

 Il y a ceux qui veulent s’occuper d’abord du corps physique, d'autres de la physiologie, ou encore de la psyché et de nos mémoires ainsi que de nos corps énergétiques, mais il ne faut bien entendu pas oublier que chacun est interconnecté avec tous les autres. Les différentes approches :

 

1- Physique : éthiopathie, ostéopathie ou myothérapie, bilan en dentisterie holistique, (fasciapulsologie, atrapuncture), infiltration d’eau de mer 

 2- Physiologique : naturopathie et nutrithérapie : groupes sanguins, Seignalet, bilan naturopathique ou selon les médecines orientales, désintoxication des vaccins, des métaux lourds

3- Psychique : décodage biologique, psychogénéalogie et mémoires embryonnaires (Claude Imbert), micro-kinésithérapie, Méthode de Libération des Cuirasses (Marie Lise Labonté), Guérison-du-passé (Thierry Bernardin), travail sur recouvrer sa vision (Patrice Morchain), Thérapie du Champs Mental (Dr Callahan).

 4- Energétique : mémoire cellulaire (kinésiologie ou métakinébiologie, Analyse et Réinformation Cellulaire (Michel Larroche), école de mémoire cellulaire (Miryam Brousse), géobiologie (Serge Fitz), Homéopathie, Médecine Traditionelle Chinoise, ou Ayurveda.

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21 décembre 2005 3 21 /12 /décembre /2005 16:40

Les médecines naturelles - INTRODUCTION - Références

 

Il est d’usage de considérer les médecines naturelles comme idéale pour … la prévention. C’est tout à fait vrai mais ce qui nous passionne nous amène beaucoup plus loin. Il est évident que la naturopathie, par exemple, est par définition la mieux placée pour vous indiquer comment vivre sainement et prévenir les plupart des maux de notre modernité. Mais le monde des médecines non conventionnelles est vaste, très vaste, et il recèle quelques trésors forts utiles…. même aux personnes atteintes de maladies graves. C’est tout naturellement que les personnes pour lesquelles on ne peut plus rien faire se tournent vers les alternatives. Signalons que pour les passionnés il existe une véritable "bible" : Alternative Medicine, the Definite guide http://www.burtongoldberg.com/books.html

Certaines guérisons peuvent paraître miraculeuses. En fait, elles ne le sont pas. La science explique aujourd'hui bien mieux les mécanismes des blocages du corps humain. Grâce notamment au nouveau domaine de la "psycho-neuro-immunologie". C’est aussi ce qui caractéristique la médecine holistique, qui s’occupe de la globalité de la personne. En orient, les médecines traditionnelles indienne et chinoise, pour ne citer que les plus connues, sont basées sur cet aspect holistique. Cela passe par rétablir une bonne circulation des différents fluides qui circulent dans le corps, ainsi que l’harmonie des échanges énergétiques. On appelle ca l"homéostasie".

Quelques auteurs à succès, tel Michel Odoul, ce sont spécialisé dans le "comprendre sa maladie" et plonger dans son étiologie, son origine. 

Le "décodage biologique" notamment, apporte des clés inestimables pour rechercher la cause de nos maux et de nos souffrances (un article entier y sera consacré sur le blog). Le Dr Jean-Jacques Crèvecoeur, dans Le langage de la guérison, explicite les mécanismes des guérisons qu'il a pu observé. La méthode de Carl Simonton (Guérir envers et contre tout) pour la thérapie psychologique et globlale des maladies telles que le cancer est aprécié par beaucoup de praticiens et quelques universitaires.

Pour s’auto-guérir de pathologies graves telles le cancer ou auto-immunes comme la sclérose en plaque, on se retrouve finalement sur un chemin... initiatique, à condition d’accepter de se remettre en question. Le professeur Bernard Herzog, dans Tourments de l'âme, maladies du corps, qui vient de paraître, classe nos blessures intérieures en 3 catégories : celles environnementales (stress, choc...), celles de l'orgueil (humiliations, violences psy infligées durant l'enfance ou à la l'âge adulte), enfin celles héréditaires, familiales.

 

Les désordres physiologiques ont aussi pour orignine les toxines, ou radicaux libres, dues en grande partie à notre style de vie moderne et à notre alimentation. La médecine naturopathique nous apprend comment fonctionne notre corps et surtout comment mieux s'en occuper. Le professeur Jean Seignalet, feu l'auteur de L'alimentation ou la 3ème médecine, parle de maladies d'encrassage. Son régime, aujourd'hui célèbre dans le monde entier, pour avoir amélioré les conditions de vie de nombreuses personnes souffrant de maladies graves et invalidantes, est assez astreignant (suppression des laitages et céréales à gluten entre autre), mais révèle bien que l'alimentation est tout à fait primordiale dans la recherche de la santé optimale. Elle expose surtout la déviance qui s'est opérée dans l'alimentation humaine quand l'agriculture s'est généralisé comme mode de vie à partir de 4000 avant Jésus-Christ, et à laquelle les êtres humains ne se seraient peut-être pas encore totalement adaptée. C'est à peu près ce qu'expose également le fameux 4 groupes sanguin, 4 régimes régimes de Peter d'Adamo.

Deux actions sont la plupart du temps indispensables :

1) un ré-équilibrage enzimatique par la micronutrition
, c'est ce que propose par exemple le Dr Claude Lagarde dans son ouvrage La santé se cache au coeur de vos cellules : la Nutrition Cellulaire Active, ami de Jean Seignalet et créateur de l'excellent laboratoire Nutergia.

2) détoxication, en particulier des métaux lourds (le mercure en tout premier), sans quoi les enzimes n'arrivent plus à fonctionner correctement. Il existe de nombreuses formulations, souvent à base d'algues et d'antioxydants. Dans les cas graves (terrains intoxiqués, maladies dégénératives), une chélathérapie est à envisager (cf par exemple le Dr Georges Monnier).

Il faut comprendre qu'il faire confiance à son corps, car c'est lui, finalement, qui se guérit, c'est ce que constatent les ostéopathes ou étiopathes, ainsi que les homéopathes. C'est aussi la thèse du Dr Andrew Weil, le populaire auteur de Le corps médecin, considéré comme un des gourous de la médecine intégrée (voir plus loin). Il est aussi l'une des nombreuses sources du très complet site québecquois
www.passeportsante.net .

 

Enfin il existe de nombreuses techniques de naturothérapie, dont certaines sont les seules vraiment efficaces et qui représentent de vraies alternatives aux techniques conventionnelles. Michel Dogna, dans ses excellents ouvrages Prenez en main votre santé (n°1 et n°2) en expose plusieurs, telle par exemple l'hydrotomie percutanée à l'eau de mer, souveraine dans la régénération des disques vertébraux. Le nombre d'abonnés à la revue Pratiques de santé ne cesse de grandir. Cette revue, destinée aux particuliers, détaille des traitements naturelles pour la plupart des maladies, comme par exemple un traitement phytothérapeutique très efficace et sans effets secondaires en cas d'arthrite, ou bien de fibromyalgie ou encore de déficience cardiovasculaire.

 

Avec ses 3 approches conjointes, je pense qu'il est effectivement possible de "faires des miracles".

 

Il est temps que les milieux universitaires français s'ouvrent aux autres médecines, afin d'accompagner ce fort intérêt que l'on observe notamment outre-atlantique, pour une "médecine intégrée", c'est à dire qui prescrit aussi bien des traitements allopatiques que de médecines complémentaires, avec comme critère l'efficacité maximale. Avoir l'intelligence de dépasser ses préjugés afin de construire la médecine du futur, guarante de la santé publique du futur.

Le maintenant célèbre David Sevan-Scheiber explique, dans son best-seller Guérir, comment il a réussi à dépasser ses préjugés et s'est ouvert à d'autres approches psychothérapeutiques que celles enseignées à l'université. Et ce pour le plus grand bien des patients car ces approches, commes par exemple les psychothérapies cognitives, font parti des thérapies dont l'efficacité sont parmi les mieux documentés.
Dans son second ouvrage Anticancer, il récidive avec brillot en donnant de nombreuses clés nutritionnelles pour la prévention des cancers.

  

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