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Présentation

Bonjour à tous


Le monde arabe nous a montré le chemin : une dictature c'est intolérable, une dictature ce n'est pas éternel.

 

Une élite d'hommes possède et contrôle la majeure partie des finances circulant dans le monde !

Une élite d'hommes possède et contrôle les grands médias !

Quelle autre définition pour "dictature" ?

Avec les mensonges des attentats du 11 septembre on a vu ce qu'ils sont capables de faire : manipuler les médias du monde entier par une sorte de gigantesque bluff.

Une réelle guerre de l'information dure depuis 10 ans, l'internet permet une profonde démocratisation et le pouvoir change peu à peu de camp.

Aujourd'hui tout le monde a conscience de la profonde injustice du système bancaire et spéculatif.

D'ailleurs quand on y réfléchit à quoi ça sert une banque ? à part nous prendre des agios, des intérêts d'emprunt et générer des frais inutilement ? Pourquoi le crédit ne pourrait-il pas être géré par un service de l'état ?

 

Tout le monde attend aujourd'hui un "réveil" collectif.

 

Je crois que le temps de est venu de manifester notre "indignation" comme on dit, mais cela va beaucoup loin que cela..

 

L'absurde a assez duré et de nombreuses personnes le comprennent enfin.

L'enjeu est de faire naître un grand mouvement qui entraine peu à peu les journalistes et les obligent à sortir de leur réserve et de l'Omerta

Des pays, comme le Venezuela ou l'Islande montrent l'exemple en sortant du système bancaire international, pourquoi ne pourrions nous pas en faire autant ??

 

Le mouvement Occupy wall street s'amplifie et nous devons le soutenir et le faire connaître 

 

Faites circuler

 

Naomi Klein : « Le mouvement Occupons Wall Street est
actuellement la chose la plus importante au monde » o15-march.jpg

le 12 octobre 2011

Naomi Klein, journaliste canadienne et auteur de La
Stratégie du choc, était invitée à s'exprimer par le
mouvement Occupy Wall Street, à New York. Selon elle, ce
mouvement va durer, car le combat contre le système
économique « injuste et hors de contrôle » prendra des
années. Objectif : renverser la situation en montrant que
les ressources financières existent, qui permettraient de
construire une autre société.

J'ai été honorée d'être invitée à parler [le 29 septembre]
devant les manifestants d'Occupons Wall Street. La
sonorisation ayant été (honteusement) interdite, tout ce que
je disais devait être répété par des centaines de personnes,
pour que tous entendent (un système de « microphone humain
»). Ce que jai dit sur la place de la Liberté a donc été
très court. Voici la version longue de ce discours [publiée
initialement en anglais dans Occupy Wall Street Journal].

Je vous aime.

Et je ne dis pas cela pour que des centaines d'entre vous me
répondent en criant « je vous aime ». Même si c'est
évidemment un des avantages de ce système de « microphone
humain ». Dites aux autres ce que vous voudriez qu'ils vous
redisent, encore plus fort.

Hier, un des orateurs du rassemblement syndical a déclaré :
« Nous nous sommes trouvés. » Ce sentiment saisit bien la
beauté de ce qui se crée ici. Un espace largement ouvert
et une idée si grande quelle ne peut être contenue dans
aucun endroit  pour tous ceux qui veulent un monde
meilleur. Nous en sommes tellement reconnaissants.

Sil y a une chose que je sais, c'est que les 1 % [les plus
riches] aiment les crises. Quand les gens sont paniqués et
désespérés, que personne ne semble savoir ce qu'il faut
faire, c'est le moment idéal pour eux pour faire passer leur
liste de vux, avec leurs politiques pro-entreprises :
privatiser l'éducation et la Sécurité sociale, mettre en
pièces les services publics, se débarrasser des dernières
mesures contraignantes pour les entreprises. Au cur de la
crise, c'est ce qui se passe partout dans le monde.

Et une seule chose peut bloquer cette stratégie. Une grande
chose heureusement : les 99 %. Ces 99 % qui descendent dans
les rues, de Madison à Madrid, en disant : « Non, nous ne
paierons pas pour votre crise. »

Ce slogan est né en Italie en 2008. Il a ricoché en Grèce,
en France, en Irlande, pour finalement faire son chemin
jusqu'à l'endroit même où la crise a commencé.

« Pourquoi protestent-ils ? » demandent à la télévision les
experts déroutés. Pendant ce temps, le reste du monde
demande : « Pourquoi avez-vous mis autant de temps ? », « On
se demandait quand vous alliez vous manifester ». Et la
plupart disent : « Bienvenus ! »

Beaucoup de gens ont établi un parallèle entre Occupy Wall
Street et les manifestations « antimondialisation » qui
avaient attiré l'attention à Seattle en 1999. C'était la
dernière fois qu'un mouvement mondial, dirigé par des
jeunes, décentralisé, menait une action visant directement
le pouvoir des entreprises. Et je suis fière davoir
participé à ce que nous appelions alors « le mouvement des
mouvements ».

Mais il y a aussi de grandes différences. Nous avions
notamment choisi pour cibles des sommets internationaux :
l'Organisation mondiale du commerce, le FMI, le G8. Ces
sommets sont par nature éphémères, ils ne durent qu'une
semaine. Ce qui nous rendait nous aussi éphémères. On
apparaissait, on faisait la une des journaux, et puis on
disparaissait. Et dans la frénésie d'hyper-patriotisme et de
militarisme qui a suivi l'attaque du 11 Septembre, il a été
facile de nous balayer complètement, au moins en Amérique du
Nord.

Occupy Wall Street, au contraire, s'est choisi une cible
fixe. Vous n'avez fixé aucune date limite à votre présence
ici. Cela est sage. C'est seulement en restant sur place que
des racines peuvent pousser. C'est crucial. C'est un fait de
l'ère de l'information : beaucoup trop de mouvements
apparaissent comme de belles fleurs et meurent rapidement.
Parce qu'ils n'ont pas de racines. Et qu'ils n'ont pas de
plan à long terme sur comment se maintenir. Quand les
tempêtes arrivent, ils sont emportés.

Être un mouvement horizontal et profondément démocratique
est formidable. Et ces principes sont compatibles avec le
dur labeur de construction de structures et d'institutions
suffisamment robustes pour traverser les tempêtes à venir.
Je crois vraiment que c'est ce qui va se passer ici.

Autre chose que ce mouvement fait bien : vous vous êtes
engagés à être non-violents. Vous avez refusé de donner aux
médias ces images de fenêtres cassées ou de batailles de rue
qu'ils attendent si désespérément. Et cette prodigieuse
discipline de votre côté implique que c'est la brutalité
scandaleuse et injustifiée de la police que l'histoire
retiendra. Une brutalité que nous n'avons pas constatée la
nuit dernière seulement. Pendant ce temps, le soutien au
mouvement grandit de plus en plus. Plus de sagesse.

Mais la principale différence, c'est qu'en 1999 nous
prenions le capitalisme au sommet d'un boom économique
frénétique. Le chômage était bas, les portefeuilles
d'actions enflaient. Les médias étaient fascinés par
l'argent facile. À l'époque, on parlait de start-up, pas de
fermetures d'entreprises.

Nous avons montré que la dérégulation derrière ce délire a
eu un coût. Elle a été préjudiciable aux normes du travail.
Elle a été préjudiciable aux normes environnementales. Les
entreprises devenaient plus puissantes que les
gouvernements, ce qui a été dommageable pour nos
démocraties. Mais, pour être honnête avec vous, pendant ces
temps de prospérité, attaquer un système économique fondé
sur la cupidité a été difficile à faire admettre, au moins
dans les pays riches.

Dix ans plus tard, il semble qu'il n'y ait plus de pays
riches. Juste un tas de gens riches. Des gens qui se sont
enrichis en pillant les biens publics et en épuisant les
ressources naturelles dans le monde.

Le fait est qu'aujourdhui chacun peut voir que le système
est profondément injuste et hors de contrôle. La cupidité
effrénée a saccagé l'économie mondiale. Et elle saccage
aussi la Terre. Nous pillons nos océans, polluons notre eau
avec la fracturation hydraulique et le forage en eaux
profondes, nous nous tournons vers les sources d'énergie les
plus sales de la planète, comme les sables bitumineux en
Alberta. Et l'atmosphère ne peut absorber la quantité de
carbone que nous émettons, créant un dangereux
réchauffement. La nouvelle norme, ce sont les catastrophes
en série. Économiques et écologiques.

Tels sont les faits sur le terrain. Ils sont si flagrants,
si évidents, qu'il est beaucoup plus facile qu'en 1999 de
toucher les gens, et de construire un mouvement rapidement.

Nous savons tous, ou du moins nous sentons, que le monde est
à l'envers : nous agissons comme sil n'y avait pas de
limites à ce qui, en réalité, n'est pas renouvelable  les
combustibles fossiles et l'espace atmosphérique pour
absorber leurs émissions. Et nous agissons comme sil y
avait des limites strictes et inflexibles à ce qui, en
réalité, est abondant  les ressources financières pour
construire la société dont nous avons besoin.

La tâche de notre époque est de renverser cette situation et
de contester cette pénurie artificielle. D'insister sur le
fait que nous pouvons nous permettre de construire une
société décente et ouverte, tout en respectant les limites
réelles de la Terre.

Le changement climatique signifie que nous devons le faire
avant une date butoir. Cette fois, notre mouvement ne peut
se laisser distraire, diviser, épuiser ou emporter par les
événements. Cette fois, nous devons réussir. Et je ne parle
pas de réguler les banques et d'augmenter les taxes pour les
riches, même si c'est important.

Je parle de changer les valeurs sous-jacentes qui régissent
notre société. Il est difficile de résumer cela en une seule
revendication, compréhensible par les médias. Et il est
difficile également de déterminer comment le faire. Mais le
fait que ce soit difficile ne le rend pas moins urgent.

C'est ce qui se passe sur cette place, il me semble. Dans la
façon dont vous vous nourrissez ou vous réchauffez les uns
les autres, partageant librement les informations et
fournissant des soins de santé, des cours de méditation et
des formations à « l'empowerment ». La pancarte que je
préfère ici, c'est : « Je me soucie de vous. » Dans une
culture qui forme les gens à éviter le regard de lautre et
à dire : « Laissez-les mourir », c'est une déclaration
profondément radicale.

Quelques réflexions finales. Dans cette grande lutte, voici
quelques choses qui ne comptent pas :

Comment nous nous habillons, Que nous serrions nos poings ou
faisions des signes de paix, Que l'on puisse faire tenir nos
rêves d'un monde meilleur dans une phrase-choc pour les
médias.

Et voici quelques petites choses qui comptent vraiment :
Notre courage, Notre sens moral, Comment nous nous traitons
les uns les autres.

Nous avons mené un combat contre les forces économiques et
politiques les plus puissantes de la planète. C'est
effrayant. Et tandis que ce mouvement grandit sans cesse,
cela deviendra plus effrayant encore. Soyez toujours
conscients qu'il y a aura la tentation de se tourner vers
des cibles plus petites  comme, disons, la personne assise
à côté de vous pendant ce rassemblement. Après tout, c'est
une bataille qui est plus facile à gagner.

Ne cédons pas à la tentation. Je ne dis pas de ne pas vous
faire mutuellement des reproches. Mais cette fois,
traitons-nous les uns les autres comme si on prévoyait de
travailler ensemble, côte à côte dans les batailles, pour de
nombreuses années à venir. Parce que la tâche qui nous
attend n'en demandera pas moins.

Considérons ce beau mouvement comme sil était la chose la
plus importante au monde.


 

Site de occupy Wall street : http://occupywallst.org/

 

 

A voir absolument : pourquoi un "Occupy Wall street" :

 

 

 

 

 

 

Pétition : http://www.avaaz.org/fr/index.php

 

 

Occupy Wall street gagne tous les USA :

 

 


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